Kyriakos Kaziras, parrain de la 10ème édition du Printemps de la Photographie

Photographe professionnel, franco-grec, vivant en France, Kyriakos Kaziras est un spécialiste de la photographie nature (animalière, ethnographique et paysagère). Né en Grèce, Kyriakos Kaziras est, très tôt, passionné de photographie et de peinture, grâce à l’influence de ses deux grands-pères, l’un peintre et l’autre passionné de photographie.

À 16 ans, il part vivre avec ses parents à Genève où il apprend la langue française. Il partira ensuite en France où il étudie la littérature française à la Sorbonne.
Kyriakos Kaziras nous présente sa collection ‘‘White Dream’’ dans laquelle il repousse les limites de son art pour montrer l’ours sous un jour inédit, fort  et fragile à la fois. Pour finaliser son projet, il lui a fallu quatre années, cinq séjours au Spitzberg, deux semaines en Antarctique et un mois par an en Alaska sur la mer de Beaufort.

 

Pour photographier les animaux sauvages, il ne s’approche pas d’eux, ce sont les animaux qui s’approchent de lui. ‘‘Avant de faire une photo, il faut qu’il y ait un moment, un regard où on voit l’âme de l’animal qui vous regarde. c’est là qu’il faut déclencher. Ca ne se fait pas à cent mètres. Il faut beaucoup de patience’’, précise Kyriakos.
Pour transmettre un rendu particulier à ses photos, il lui faut une lumière douce, donc un ciel ouvert. Un soleil direct  marquerait les ombres trop fortement. Il aime transcrire un univers poétique, onirique et plein d’espoir pour l’avenir, en souvenir de ses premières impressions des territoires arctiques, il y a dix ans, dont l’empreinte reste très forte. Combiner la beauté de l’ours et de cet univers blanc, mais aussi transmettre la fragilité de l’ensemble malgré le sentiment de puissance que dégage le sujet

‘‘La photographie, c’est aussi un art qui me rapproche du cinéma. J’ai été inspiré par un réalisateur allemand, Edgar Reitz, et son film Helmat, avec une gestion de la lumière magnifique. Chaque plan est une photo et depuis, quand je fais un travail photo, je fais comme si c’était un film. Je m’imprègne des lieux, de l’environnement, des animaux et j’écris un story-board. Je dessine les photos que j’imagine et j’essaie de les réaliser. Il faut des jours, des mois, des années parfois pour une photo’’.

Kyriakos Kaziras associe ces sensations à celles procurées par la musique. "La première fois que j’ai observé des ours polaires sur la glace, la musique du concerto pour violon de Tchaïkovski a résonné en moi. J’y retrouvais la même beauté, la force et la fragilité. J’ai eu la chance de croiser la route d’un grand violoniste, Vladilir Spirakov, qui avait fait un merveilleux enregistrement de cette œuvre. Il m’a autorisé à inclure le CD avec le livre afin de partager cette émotion. Il dirige une fondation internationale qui vient en aide aux enfants orphelins  et malades à laquelle je vais m’associer en vendant des tirages dont les bénéfices seront reversés à ces œuvres." Il puise son inspiration dans les lumières, la recherche de l’émotion et les rencontres. Très influencé par la peinture, Kyriakos Kaziras a une approche très picturale de la photographie. Les appareils photo sont ses pinceaux.
Témoin privilégié de la beauté du monde, ses photographies nous font partager sa fascination de la vie sauvage, émouvante et poétique. Elles reflètent la magnificence des paysages et la splendeur de la faune animale.
Kyriakos Kaziras est le photographe de l’instant, perpétuellement à la recherche du moment où l’émotion se fera sentir. Ses clichés nous font partager une vision particulière, toujours originale des beautés du monde et de la nature.